Conservation des objets mobiliers découverts
Le Service Régional de l’Archéologie (SRA- DRAC) veille à la conservation de l’ensemble du mobilier archéologique découvert lors des fouilles. Il prend le cas échéant des mesures de conservation préventive. Lorsqu’ils le nécessitent, les vestiges immobiliers peuvent faire l’objet d’une mesure de protection au titre des Monuments Historiques (classement ou inscription). Les vestiges mobiliers issus de fouilles et appartenant à une personne privée ne peuvent eux faire l’objet que d’une mesure de classement (par la loi de 1913).
Les objets composés de matériaux particulièrement fragiles (matières organiques, bois, tissus…) peuvent être traités dans des laboratoires spécialisés. Durant leur étude, les archéologues, les restaurateurs, et les conservateurs de dépôt de fouilles ou des musées veillent à ce que les objets soient conservés dans des dépôts où sont prises toutes les mesures utiles à leur présentation et à un conditionnement adapté.
Les dépôts sont soit des structures d’Etat, soit des locaux aménagés ou gérés, avec l’aide des collectivités. Actuellement, l’objectif est de constituer des centres départementaux regroupant les collections afin d’en assurer une meilleure gestion.
La conservation définitive des objets de fouilles, incombe en principe (circulaire du 28 Novembre 1985) aux musées, soit pour être exposés au public, soit pour être rangés dans des réserves. À défaut de pouvoir assurer dans tous les cas la mise en valeur et la présentation au public des objets en question, les musées ont pour tâche de prendre en charge aussi bien l’étude que la conservation. La circulaire du 28 Novembre 1985 avait prévu que des « dépôts silos » pourront être créés pour pallier les insuffisances des réserves des musées, sous le contrôle de la Direction des Musées de France (DMF).
Dans la pratique, ce sont plus les habitudes et les nécessités qui régissent le parcours du mobilier, sa conservation et la distinction de lieux d’étude / lieux de conservation définitive.
Une réflexion de l’Etat a été engagée sur cette question, à travers la publication de plusieurs rapports (Papinot et Veyron en 1998, Duval en 2004, inspection générale de l’administration des affaires culturelles en 2007) étudiant la situation des dépôts et le parcours du mobilier archéologique.
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